Vous avez une histoire à raconter et cet atelier est le point de départ.
Pendant ce temps d’exploration, vous allez expérimenter, écrire, tester, oser.
Vous allez découvrir des outils concrets pour structurer vos idées, réveiller votre créativité et clarifier ce que vous souhaitez transmettre.
L’objectif n’est pas encore d’écrire un livre, mais de vous préparer à le faire : comprendre votre voix, identifier les moments clés de votre parcours, et trouver l’angle qui donnera force et cohérence à votre futur récit autobiographique. C’est le moment de vous lancer, d’ouvrir le chantier, et de laisser votre histoire prendre forme.
Exercices – configurations
Faites les exercices décrits ci-dessous – comprenez ce que vous faites
Introduction
Écrire sur soi fait surgir des peurs très humaines : peur de mal dire, de trop dire, de ne pas trouver les mots justes. Ces inquiétudes ne sont pas des obstacles, elles sont le signe que l’on touche à quelque chose de vrai.
Pour les dépasser, il est essentiel de commencer sans se censurer. Au début, on ne tient pas compte de la syntaxe, de l’orthographe, ni de la mise en page. On écrit au kilomètre, comme on respire, sans revenir en arrière, sans corriger. L’important n’est pas la forme, mais l’élan.Le texte se nettoiera plus tard ; pour l’instant, il s’agit d’ouvrir la porte.
Dans cet atelier, chacun·e avance à son rythme. Les écrits restent strictement confidentiels, partagés uniquement avec le formateur si vous choisissez de les montrer. On écrit d’abord pour soi, pour comprendre, pour déposer. Ici, la vulnérabilité n’est pas une faiblesse : c’est une force qui nourrit l’écriture.
Et une fois ces premiers exercices accomplis, lorsque la main est plus libre et le regard plus clair, chacun·e pourra commencer à s’aventurer vers une première ébauche d’autobiographie — non pas comme un récit figé, mais comme une construction vivante, ouverte, en mouvement.
Objectifs pédagogiques :
- Déclencher la mémoire par des stimuli sensoriels et émotionnels.
- Identifier des moments significatifs et apprendre à les raconter avec précision.
- Travailler la distance entre soi narrateur et son vécu.
- Explorer différentes formes autobiographiques (fragment, lettre, scène, liste).
- Encourager une écriture sincère mais protégée, où chacun choisit ce qu’il partage.
Matériel nécessaire :
- Quelques objets “déclencheurs” (photos anonymes, cailloux, tissus, cartes postales)
- L’espace calme de la section, ou un autre endroit à proposer et justifier auprès de votre formateur
- Le PC de la section, ou feuille et stylo
1. Mise en route : “La mémoire par les sens”
Consigne : écrire un souvenir en partant d’un sens précis (odeur, texture, son).
Exemples : “l’odeur du couloir de l’école”, “le bruit de la pluie sur la véranda”.
→ Cela contourne le mental et ouvre la porte à des souvenirs plus vivants.
Restitution : Lisez ou envoyez votre manuscrit au MSP.
2. Exploration : “Trois portes d’entrée dans sa vie”
Trois mini‑exercices pour varier les angles :
- Un lieu fondateur : écrire un souvenir lié à un lieu qui a compté.
- Une personne pivot : raconter une scène avec quelqu’un qui a marqué.
- Un objet‑mémoire : décrire un objet personnel et ce qu’il transporte d’histoire.
→ On apprend à choisir un point d’entrée plutôt qu’un récit linéaire.
Restitution : Lisez ou envoyez votre manuscrit au MSP.
3.Travail de transformation : “Le souvenir réécrit”
À partir d’un souvenir déjà écrit, proposer trois réécritures :
- Version intime : centrée sur les émotions.
- Version distanciée : comme si on racontait la vie de quelqu’un d’autre.
- Version symbolique : en transformant le souvenir en métaphore ou en fable.
→ Comprendre que l’autobiographie est un choix de forme, pas une simple restitution.
Restitution : Lisez ou envoyez votre manuscrit au MSP.
4.Production longue : “Un moment qui a changé quelque chose”
Consigne : écrire une scène autobiographique où “quelque chose bascule” — un avant et un après.
Exemples : une rencontre, un départ, une révélation, un échec, un geste minuscule mais décisif.
→ Travail sur la scène, le rythme, les détails, la tension narrative.
Restitution : Lisez ou envoyez votre manuscrit au MSP.
