Le minimalisme est une approche de vie qui consiste à se concentrer sur l’essentiel et à éliminer ce qui n’apporte pas de réelle valeur.

Il ne s’agit pas de vivre avec le moins possible, mais de vivre avec ce qui compte vraiment — objets, activités, relations et engagements.

Le minimalisme n’est ni une privation, ni une règle stricte, ni une esthétique imposée.
C’est un outil personnel, adaptable à chaque mode de vie.

Le minimalisme commence par une question simple :

« De quoi ai-je réellement besoin pour vivre mieux ? »

Et si cela pouvait changer votre vie ?

Adopter une approche minimaliste peut apporter de nombreux bénéfices :

  • Moins de stress et de charge mentale

  • Plus de clarté et de concentration

  • Un gain de temps au quotidien

  • Une consommation plus consciente

  • Un impact positif pour soi et l’environnement

Le minimalisme n’ajoute rien à votre vie.

Il retire ce qui l’encombre.

Les 3 principes

  • Intentionnalité
    Choisir consciemment ce que l’on garde et pourquoi.

     

     

  • Qualité plutôt que quantité
    Privilégier ce qui est durable, utile et aligné avec ses valeurs.

 

  • Alignement
    Créer un quotidien cohérent avec ce qui est vraiment important pour soi.

Le minimalisme est personnel.

Il s’adapte à vos priorités.

Le minimalisme au quotidien

Objets et espace

Conserver uniquement ce qui est utile ou apprécié.
Tous les objets ne méritent pas une place dans votre vie.

Est-ce que vous gardez le vase offert par votre tante par culpabilité, ou est-ce un objet que vous avez plaisir à utiliser, à regarder ?

Chaque objet devrait passer par un petit examen.

  • Depuis combien de temps est-il en ma possession ? Combien de fois l’ai-je utilisé cette semaine, ce mois, cette année ?
  • Est-ce qu’il est facile à utiliser / entretenir ?
  • Ai-je du plaisir à le regarder, le toucher, le porter ?

Numérique

  • Réduire les notifications et le bruit digital, mais aussi son temps de présence en ligne et le nombre d’applications sur son téléphone.
  • Accepter de manquer des « informations » non essentielles sur les réseaux sociaux.

Temps et engagements

  • Dire non à ce qui n’est pas essentiel.
  • Accepter chaque proposition, rendez-vous, réunion, jusqu’à faire déborder votre agenda,
    vous semble sans doute être le plus sûr moyen de vivre pleinement. Néanmoins, garder du temps libre vous permet de mieux apprécier les activités auxquelles vous participez et, également, de préserver votre équilibre.

Consommation

Acheter moins, mais mieux !

Si désencombrer est la première étape, il ne vaut mieux pas retomber dans le piège
de la surconsommation.

Soyons clairs, tout est fait pour vous inciter à acheter quelque chose que vous avez déjà ou qui vous semble révolutionnaire…

Résister nécessite parfois quelques respirations et un moment intense de réflexion.
Le minimalisme est un mode de vie, pas un but. C’est dans nos choix quotidiens que nous avons le plus d’impact.

  • En ai-je vraiment besoin ?
  • Est-ce que je possède déjà cet objet (ou un similaire) qui puisse être utilisé pour ce à quoi je pense ?
  • Est-ce que mon état émotionnel actuel est compatible avec cet achat (suis-je triste, en colère, euphorique) ?

Parfois, nos émotions nous poussent à acheter pour combler / réparer / célébrer un moment passager.

 

Payer pour stocker ?

 

Vous payez un loyer pour une certaine surface, une cave et éventuellement un garage !

Vos rangements sont donc naturellement limités.

Posséder plus d’objets nécessite un stockage plus important, ce qui veut dire un appartement plus grand, un loyer plus cher, voire même un box de stockage extérieur payant.

Réduire ses possessions permet des économies financières et mentales (loyer modéré, charge de ménage réduite, etc.) ; ainsi, elles peuvent être investies dans des projets qui ont du sens pour vous.

Les objets sentimentaux

 

Il n’y a sans doute aucune catégorie plus difficile à trier que celle des objets sentimentaux.

Absolument tout peut être l’objet d’un attachement, d’une capsule de bouteille à une peluche élimée, et cela rend le tri complexe. Vous avez soudainement le sentiment que l’on arrache une partie de vous-même.

Pourtant, c’est bien dans votre tête que ce lien existe et nulle part ailleurs !

On lie un objet à un sentiment, on le rattache à la personne qui nous l’a offert, on le chérit
comme si l’on nourrissait une relation. Et honnêtement, que représente un objet que l’on ne voit jamais, oublié dans une cave ou un grenier ? Vos objets sentimentaux doivent être choisis avec soin pour vous accompagner sans vous encombrer.

 

… et l’arrivée du numérique

Nos photos et vidéos sont devenues plus faciles à transporter que jamais depuis que le numérique est entré dans nos vies.

On ne dépend plus d’une pellicule et d’un nombre limité de tirages, les ratés peuvent être effacés d’un simple clic.

L’accumulation est plus subtile que lorsqu’il s’agit de matériel, mais reste pourtant bien réelle. Et cela suppose de l’espace sur un appareil, un cloud et dans des centres de données qui demandent des ressources naturelles pour fonctionner et être refroidis. Même immatérielle, l’accumulation a un impact sur votre vie et sur la planète.

L’esthétique

Avoir un mode de vie minimaliste ne signifie pas forcément avoir une décoration en accord avec celui-ci. L’idée d’un intérieur immaculé, blanc et froid est encore largement véhiculée ; pourtant, cela ne correspond pas à la majorité des intérieurs.

Vous pouvez avoir ce mode de vie et aimer être entouré de couleurs dans une ambiance chaleureuse.

Il est vrai que les couleurs plus douces apaisent l’esprit et peuvent mieux correspondre à certaines personnes, mais votre intérieur doit avant tout vous ressembler.

 

Collection

Par définition, un mode de vie minimaliste n’est pas compatible avec le fait d’avoir une collection. Cependant, divers objets s’accumulent sans que l’on s’en rende compte (outils, décorations, livres…).

Les livres sont un bon exemple, car ils sont à la fois instructifs et divertissants, et c’est précisément pour cela qu’il nous est si difficile de nous en séparer.

  • Une astuce simple peut vous permettre d’en profiter sans pour autant accumuler : définissez un nombre précis (20, 30, 50) et respectez-le. Lorsqu’un nouveau livre entre, un autre doit sortir.

Ainsi, vous vous entourez uniquement de vos préférés.

     

    Une question d’âge ?

    Bonne nouvelle ! Il n’y a pas d’âge pour entamer un nouveau mode de vie… ni pour trier.

    Vous pouvez commencer dès maintenant: un tiroir, une armoire, une pièce à la fois. Même les enfants peuvent le faire; plus on commence tôt, plus cela devient naturel.

     

    The Gentle Art of Swedish Death Cleaning

    (L’art délicat du ménage de la mort suédois)

    L’autrice suédoise Margareta Magnusson a écrit ce livre en 2020, et si ce titre évocateur ne vous inspire rien, sachez qu’il contient pourtant une question essentielle : que deviennent nos objets après notre mort ?
    Margareta propose de ne pas laisser reposer la tâche du tri (voire même de la culpabilité) sur ceux qui viendront après nous. S’entourer de l’essentiel et partager à l’avance ce que vous souhaitez « léguer » à vos proches.
    S’alléger avant de partir pour vivre plus sereinement ses dernières années et profiter de ses proches plutôt que de ses objets.

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    Les bénéfices de l’ennui

    Les objets dont nous nous entourons viennent combler des vides (peur de manquer, ennui, face-à-face avec soi-même…).

    L’ennui est pourtant l’une des choses les plus bénéfiques qui soient :

    • Réduction du stress et de l’anxiété
    • Repos mental (qui est bénéfique pour la mémorisation)
    • Meilleure connaissance de soi
    • Stimulation de la créativité
    • Renforcement de l’autonomie (pour les enfants)

    Accepter de s’ennuyer sans chercher à combler tous les moments disponibles par des activités
    (ou des achats impulsifs) vous offrira de vrais moments de vie.

    Et si vous deviez tout perdre ?

    J’aimerais terminer sur une anecdote plus personnelle à laquelle j’ai souvent pensé pendant ma transition vers ce mode de vie minimaliste.

    C’était un jour d’été quand j’étais enfant, nous habitions un petit village et en sortant de table ce jour-là nous avons vu de la fumée au loin.

    Mon grand-père alla se renseigner et nous apprîmes qu’une famille du village avait tout perdu dans un incendie (leur maison et leur ferme), il ne restait rien pas même une photo. En quelques heures, toute leur vie et leurs souvenirs avaient disparu…

    Dans les jours qui ont suivi, le village s’est mobilisé pour leur fournir ce dont ils avaient besoin (nourriture, vêtements, jouets…).

    Puis plus tard, ils ont pu reconstruire leur maison et leur ferme.

    Mais cet épisode est resté gravé en moi jusqu’à aujourd’hui.

    Et si je devais tout perdre, qu’aimerais-je pouvoir sauver ? La réponse m’apparut immédiatement : le matériel n’avait aucune importance. Si mes proches étaient sains et saufs, je voudrais pouvoir conserver quelques photos de nos moments passés ensemble. Tout le reste, je pouvais le racheter. Je pouvais repartir de zéro.

    Cette anecdote n’a pas pour but de minimiser l’expérience traumatisante que représente le fait de tout perdre dans un incendie ou une catastrophe naturelle, mais de replacer la priorité à sa juste place.

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